Nenia - extended
programme
Pas disponible en français.
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Baez
There but for Fortune
Korngold
Desdemona’s Song (Othello)
Dowland
What Then Is Love but Mourning
Flow My Tears (trio)
Quilter
Fear No More the Heat o’ the Sun
Vaughan Williams
Come Away, Death
Baez
Tears in My Eyes
Beamish
Between Earth and Sea
Korngold
Marietta’s Lied (Die tote Stadt)
Britten
I Wonder as I Wander
Eho! Eho!
The Miller of Dee
Gurney
Tears
Sleep
Baez
I Once Loved a Boy
Durée: 55 min
Ce programme suit le cri du chevalier gambette — l’oiseau qui, dans Between Earth and Sea de Beamish, donne voix au passage entre la vie et la mort — comme fil conducteur à travers le désir, la mémoire et la mélancolie, de la Renaissance anglaise au vingtième siècle.
Les lieder de Dowland chuchotent le chagrin d’amour, Desdemona’s Song et Marietta’s Lied de Korngold y ajoutent une chaleur romantique, et les mélodies anglaises de Quilter et Vaughan Williams expriment la fragilité de la vie avec une force subtile. Les ballades folk de Joan Baez apportent en contraste espoir et nostalgie, terriennes et directes. Les chants de Gurney approfondissent l’atmosphère contemplative, tandis que les arrangements de chants populaires de Britten ajoutent une touche de couleur et de récit.
Chaque œuvre révèle une facette différente du désir : la quête, l’amour, la consolation trouvée dans la musique — tout comme le chevalier gambette, qui appelle au-dessus de l’eau ce qui ne reviendra plus.
Takemitsu
And then I knew ’twas wind
Debussy
Sonate pour flûte, alto et harpe
Pastorale
Interlude
Finale
Vasks
Little Summer Music *
Plasi, skanigi
Nesteidzot
Energiski
Gubaidulina
Garten von Freuden und Traurigkeiten
Ravel
Ma mère l’Oye **
Pavane de la Belle au bois dormant
Le Jardin féerique
Durée: 70 min
* Arr.: Kris Hellemans
** Arr.: Frederik Neyrinck
Avec la sonate novatrice de Debussy comme fondation, Revue Blanche explore l’univers sonore de la nature dans toutes ses nuances : du souffle et du vent au jardin et à la lumière d’été.
Dans And then I knew ’twas wind, Takemitsu tisse le trio en un paysage sonore qui respire, chuchote et ondule doucement. Les trois instruments se déplacent comme des courants d’air qui se touchent puis se relâchent – tantôt comme une brise légère, tantôt comme un soupir inattendu. Ce n’est pas le point culminant qui compte, mais le glissement subtil : l’auditeur se retrouve au milieu d’un jardin et perçoit comment la nature raconte sa propre histoire.
Ce même jardin réapparaît chez Gubaidulina, où joie et tristesse s’entrelacent dans un espace intime, presque spirituel. Little Summer Music de Vasks ouvre grand les fenêtres : des rythmes frais et des mélodies pétillantes laissent entrer la sensation de l’été. Enfin, Ma mère l’Oye de Ravel élève le paysage jusqu’au monde des contes de fées, enchanteur et léger.
Debussy lui-même avait un sentiment ambivalent à ce sujet : « C’est terriblement mélancolique. Et je ne sais pas si l’on doit en rire ou en pleurer ? Peut-être les deux ? »
Messiaen
Trois Mélodies
Pourquoi
Gubaidulina
Garten von Freuden und Traurigkeiten
Fafchamps
Der Einsame
Murail
C’est un jardin secret
Saariaho
Noa Noa
Saariaho
Fall
Sinnhuber
Cinq jours de Paul Klee
Messiaen
Trois Mélodies
Le sourire
Durée: ca. 60 min
Avec Life/afterlife, nous mettons en lumière à la fois les moments intimes de la vie quotidienne et les mystères de l’au-delà. Le programme commence par une question : Pourquoi de Olivier Messiaen donne immédiatement le ton avec une exploration introspective du désir et du mystère, où les rythmes complexes et les harmonies reflètent la quête spirituelle du compositeur.
La profondeur émotionnelle de Garten von Freuden und Traurigkeiten de Sofia Gubaidulina offre un mélange unique de spiritualité et de modernisme, se terminant par une question ouverte pour le public : quelle est la véritable fin ? Der Einsame du compositeur belge Jean-Luc Fafchamps reflète davantage la solitude et l’introspection de l’homme moderne avec une œuvre vocale raffinée et subtile.
Tristan Murail, figure clé de la musique spectrale, nous ramène aux jardins secrets dans C’est un jardin secret pour alto solo. Il utilise des microtons et des harmonies complexes, ce qui aboutit à un paysage sonore riche et stratifié. Cette composition évoque un sentiment de mystère et d’émerveillement, en adéquation avec la symbolique d’un jardin secret, où chaque son et chaque silence a une signification. Dans Noa Noa de Kaija Saariaho, la voix se fait à nouveau entendre, mais cette fois avec une force renouvelée, explorant les limites du son et de la technologie. Saariaho combine la flûte et l’électronique pour une expérience auditive éthérée et puissante, basée sur les journaux de Paul Gauguin.
Fall une œuvre pour harpe solo, incarne l’idée d’une chute vers un autre monde ou une autre dimension. Cinq jours de Paul Klee de la compositrice Mélanie Sinnhuber traduit l’art de Paul Klee en un voyage auditif dynamique, où chaque partie donne vie à un tableau. Messiaen ferme la boucle avec le sourire.
Britten
Six Metamorphoses after Ovid Pan
Dowland
If My Complaints
Britten
Lachrymae
Dowland
Flow My Tears
Debussy
Syrinx
Tavener
To A Child Dancing In The Wind
* Arr.: Frederik Neyrinck
La dualité de l’amour anime ce programme de concert d’inspiration anglaise, où passion et désespoir occupent une place centrale. Le compositeur de la Renaissance John Dowland a exprimé les deux facettes de l’amour en disant : « Comment quelque chose peut-il être si riche ? Pourtant, vous en voulez toujours plus. » Cette déclaration a inspiré Benjamin Britten au XXe siècle à composer son poignant Lachrymae, où l’alto joue un rôle de premier plan.
Britten et Debussy mettent tous deux le même mythe des Métamorphoses d’Ovide en musique, mais sous des angles opposés : le champ de tension entre le féminin et le masculin, entre innocence, désir et amour. Car l’amour nous touche tous. John Tavener met en musique la vulnérabilité et la tendresse de la poésie de Yeats dans le cycle de chansons spirituelles To a Child Dancing In The Wind. Avec ce programme de concert, Revue Blanche vous invite à méditer sur l’innocence juvénile et les amours perdues, sur l’espoir et les désirs inassouvis, mais surtout sur une joie indomptable et un plaisir silencieux.
Naegelen
Children’s folk songs
Berio
Les mots sont allés
Berio
Naturale
Berio
Altra Voce
Naegelen
Rough Edge
Naegelen
Kyoku
Naegelen
Nostalgia
Berio
Folk Songs
Durée: ca. 95 min
En 2025, nous célébrerons le centenaire de Luciano Berio (1925-2003), l’occasion idéale de revisiter son œuvre et de réfléchir à son héritage. Ce qui est remarquable dans son travail, c’est qu’il a manifesté un intérêt pour une esthétique totalement différente de son art avant-gardiste évident : celle des chansons populaires.
Berio distinguait clairement la musique « officielle » de la musique folklorique, sans que cela ne semble contradictoire. Il arrangea plusieurs chansons issues des traditions populaires des États-Unis, de la France (Auvergne), de l’Italie (Sicile et Sardaigne) et de l’Arménie, et composa un cycle en hommage à l’art et à l’intelligence vocale de sa femme, Cathy Berberian. Karl Naegelen a délibérément écrit ses Chansons populaires pour enfants pour la même formation, en hommage à Berio. Ce jeune compositeur français, passionné par l’improvisation et la musique non-européenne, a effectué plusieurs voyages à Surakarta, en Indonésie. Il cherche à préserver dans son propre style la fluidité et la spontanéité caractéristiques de la musique dans les traditions orales, en poursuivant une quête constante des nuances dans le timbre et la sonorité.
Nous explorons le monde de la musique folklorique à travers les regards de ces deux compositeurs fascinants.
Brahms
Clarinet trio op. 114
Adagio
Debussy
Sonate pour flûte, alto et harpe
Debussy
Six épigraphes antiques
Debussy
Suite bergamasque
Van Parys
Harp Trio
Takemitsu
And then I knew ‘twas Wind
Ravel
Sonatine
Granados
El fandango de Candil
Intermezzo
Gubaidulina
Garten von Freuden und Traurigkeiten
Satie
3 Morceaux en forme de poire
Jongen
Deux pièces en trio op. 95
Celis
Trio op. 13
Weinberg
Trio op. 127
C’est Debussy qui, en 1915, fut le premier compositeur à combiner la flûte, l’alto et la harpe dans sa sonate en trio. Cette combinaison de sons inédits, produit un effet magnifique et mélancolique. Debussy, fier de son œuvre ajouta à son sujet même : « Je ne sais pas si on doit en rire ou en pleurer, peut-être les deux? »
Dans ce programme Revue Blanche se produit en trio. Œuvres originales ou arrangements, le répertoire est considérable et le choix d’opérer lui-même une sélection est réservé volontier au programmateur.
Auric *
Six Poèmes De Paul Éluard
Durey *
Six Madrigaux De Mallarmé
Casella *
L’adieu À La Vie
IV Dans Une Salutation Suprême
Ravel **
Sonatine
Duparc
Extase
Satie *
Trois Morceaux En Forme De Poire
Manière De Commencement
En Plus
Satie *
Daphanéo
De Sévérac *
Les Hiboux
Temps De Neige
L’infidèle
Un Rêve
* Arr.: Frederik Neyrinck
** Arr.: Skaila Kanga
Misia Sert (1872-1950) était considérée comme la 'reine des salons parisiens', mais aussi des rêves brisés et des amours tumultueuses. Sa vie mêlant gloires et tragédies a inspiré d’innombrables artistes, de Proust à Renoir en passant par Diaghilev et Coco Chanel. D’origine belgo-polonaise, Misia était une figure charnière du monde musical français au début du XXe siècle. Malheureusement, cette personnalité flamboyante n’est aujourd’hui plus connue du grand public.
Sous la coupe de la musicologue Sofie Taes, notre guide dans cette recherche, il est rapidement devenu évident qu’il existait un trésor de répertoire méconnu mais fascinant directement relié à Misia Sert. 'Misia' est un hommage musical à cette muse d’excellence. Ce programme est également publié sur CD à l’automne 2021 sous le label Antarctica.
compositions : Maurice Ravel
interprètes : Revue Blanche: Lore Binon (vocals), Caroline Peeters (flute), Anouk Sturtewagen (harp) & Kris Hellemans (viola)
chorographie & direction : Benjamin Vandewalle
scénographie & costumes : WIThWIT: Erki De Vries & Freija Van Esbroeck
arrangements : Frederik Neyrinck
costumes : Sara Lynn Schoon
coproduction : Abbaye de Neimënster, Concertgebouw Brugge, Opéra de Lille & Philharmonie de Paris
Après le succès de Berberio (2016), l'ensemble de musique de chambre Revue Blanche et Zonzo Compagnie font à nouveau équipe. Cette fois-ci, ils travaillent autour d'un compositeur emblématique : Maurice Ravel. WIThWIT assurera la scénographie et, comme pour THELONIOUS (2019), la mise en scène sera aux mains de Benjamin Vandewalle.
Le mystérieux dandy Maurice Ravel capte l'imagination. Il était passé maître dans l'art de donner vie à différents univers musicaux, des mélodies folkloriques et des contes de fées comme Ma Mère l'Oye aux expériences structurelles comme la musique orchestrale sans musique. C'est ce dernier aspect qu'il a décrit pour le Boléro : qui aurait jamais pensé que le monde entier pouvait siffler ce morceau ?
Enfant, Ravel a été fortement influencé par son père, inventeur et ingénieur. Dans unRAVELed, nous voyageons de l'extérieur à l'intérieur, du macro au micro. La scène est une maison avec de nombreuses pièces, des pièces qui nous donnent un aperçu du travail de radar de l'esprit de Ravel. De petits projecteurs éclairent des maquettes en plexiglas jusqu'à de grandes ombres mouvantes qui forment l'environnement dans lequel se trouvent les interprètes. Nous entendons des machines mécaniques qui produisent des sons, des mouvements qui produisent également des sons, des stations de boucle où les musiciens sont dupliqués et la délicieuse musique du maître lui-même.
Nous voyons Ravel enfant, et l'enfant qui reste quelque part dans l'âme de chacun.
Ravel
Cinq mélodies populaires grecques
Chanson de la mariée
Là-bas vers l’église
Quel galant m’est comparable
Chanson des cueilleuses de lentisques
Tout gai!
Ravel
Trois poèmes de Mallarmé
Soupir
Placet futile
Surgi de la croupe et du bond
Ravel
Chansons madécasses
Nahandove
Aoua!
Il est doux
Ravel
Ma mère l’Oye
Pavane de la Belle au bois dormant
Petit Poucet
Laideronette, Impératrice des Pagodes
Les entretiens de la Belle et de la Bête
Le Jardin féerique
Ravel
Chants populaires
Chanson française
Chanson hébraïque
Mélodie italienne
Chanson espagnole
Durée: 60 min
Maurice Ravel peut être considéré comme le maître incontesté de la vivante scène musicale française du premier quart du vingtième siècle, avec son don inimitable de mêler le son de son époque à des styles traditionnels et à des sonorités expérimentales inédites. Le résultat : un baroque qui swingue, un jazz qui chante, et un esprit moderniste qui s’élève au-dessus de l’impressionnisme, de l’expressionnisme et du néoclassicisme, avant de tracer sa propre voie.
Nous avons eu la tâche stimulante de choisir parmi son riche répertoire et de présenter au public une musique familière dans des arrangements inattendus pour notre quatuor.